Saints Franciscains

16 janvier

Saint Bérard et ses compagnons,
martyrs franciscains au Maroc (1220)
Originaires de la noblesse italienne, ils quittèrent Assise avec la bénédiction de saint François et gagnèrent Séville en Espagne qui était encore ville musulmane. Puis ils se rendirent à Marrakech au Maroc. Là ils entrèrent dans une mosquée pour y prêcher contre le Coran. Roués de coups et jetés dehors, ils ne se tinrent pas pour vaincus. Ils allèrent chez le calife pour lui annoncer Jésus-Christ. Arrêtés, mis en prison, ils criaient que Mahomet était le fils du diable. Quand ils ont continué à prêcher et qu’ils ont refusé de renier le Christ, le sultan les a décapités le 16 janvier 1220.
On pense qu’ils sont les premiers martyrs franciscains.
Ils ont été canonisés par Sixte V en 1481.
À Marrakech dans le royaume des Maures, en 1220, la passion des cinq premiers martyrs de l’Ordre des Mineurs : les saints Bérard, Othon, Pierre, prêtres, Accurse et Adjoint, religieux. Envoyés par saint François annoncer l’Évangile du Christ aux musulmans, ils furent saisis à Séville et bientôt conduits à Marrakech, où le prince des Maures, furieux, leur fendit la tête de son cimeterre.

8 février

Bienheureuse Jacqueline de Settesoli 
1190 – 1239
Noble et riche romaine, amie de saint François d’Assise, elle le reçut lors de ses passages à Rome. C’est à Rome, en 1212, que saint François a rencontré Jacopa de Settesoli, femme du noble Romain Gratien Frangipani et mère de deux fils. Elle lui donna une amitié fraternelle, bienfaisante et fidèle. Sa complicité avec le saint était telle qu’il l’appelait « Frère Jacqueline ». Veuve en 1210, elle finit ses jours à Assise, près de la tombe de saint François, auprès duquel elle fut ensevelie à sa mort, le 8 février 1239, dans la crypte de saint François, près du saint et de ses quatre plus fidèles compagnons. S’appuyant sur des arguments très probables, le français Paul Sabatier affirme que c’est elle qui a fermé les yeux au frère Léon ; elle-même est morte, très âgée, vers l’an 1274. Ses restes reposent aujourd’hui dans la basilique d’Assise ; une fresque la représente en habit de tertiaire.


2 mars

Sainte Agnès de Prague
1205 – 1282
Fille du roi de Bohème, elle fut élevée par les cisterciennes de Trebniz. Par deux fois, elle refusa les mariages auxquels on la destinait. Elle avait entendu parler de Claire et de François d’Assise et elle voulait suivre leur exemple. Refusant un troisième mariage politique, elle reconça à ses richesses et aux honneurs de son rang. Avec l’appui du pape Grégoire IX, elle se fit clarisse dans un couvent qu’elle avait fondé à Prague. Elle fut en relation avec sainte Claire d’Assise qui lui envoya cinq religieuses pour que la vie religieuse de ce couvent soit selon l’esprit des Pauvres Dames d’Assise. Nous avons encore quatre lettres que lui envoya sainte Claire et qui reflètent l’affection et la sollicitude de la pauvre dame d’Assise pour Agnès en même temps qu’elles sont un trésor de la spiritualité franciscaine. Elle meurt en 1282.


30 mai

Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation
vierge, Clarisse

1878-1897

Présentation est née à Nojals, le 23 mai 1978, près de Beaumont-en-Périgord, Jeanne Germaine Castang. Cinquième de la famille, elle était très jolie, mutine, sensible et débrouillarde, ayant un fort caractère. Très vite, on la surnomma « la petite Maine ». En 1882, Germaine a 4 ans. Avec quelques autres enfants du village, elle s’était aventurée dans l’eau froide du petit ruisseau proche de l’école. Après trois jours, sa jambe gauche se paralyse et peu à peu le pied se retourna complètement, très certainement sous l’effet d’une polyomélite. Elle ne put marcher que sur la cheville. Cette épreuve n’entama pas la foi et la piété de l’enfant. Germaine, malgré son jeune âge, se faisait déjà remarquer par sa dévotion à l’Eucharistie.

Son père avait ouvert une épicerie-café dans le bourg de Nojals. L’affaire n’ayant pas marché, le père fut ruiné, et il dut quitter sa maison avec sa femme et ses enfants. Ils s’installèrent alors au lieu-dit Salabert, dans un abri délabré et insalubre où la santé de la famille allait se détériorer inexorablement.

Leur misère était telle que Germaine dut parcourir le pays, allant d’une ferme à l’autre pour mendier de la nourriture, malgré sa plaie béante et purulente qui affectait sa jambe.

Plus tard, la famille étant à Bordeaux, u cours d’une promenade en compagnie d’une amie, cette dernière proposa à Germaine de rendre visite à une Clarisse de sa connaissance. Elle reprit espoir de pouvoir devenir religieuse. La Mère supérieure et les religieuses discernèrent chez cette jeune fille, au-delà de son handicap, une âme d’exception.

Elle fut admise dans la communauté de l’Ave Maria le 12 juin 1896.

Elle prit l’habit le 21 novembre sous le nom de Sœur Marie-Céline de la Présentation.

Malgré la tuberculose qui la minait, elle supportait la dure vie des moniales contemplatives dans un amour toujours croissant de Dieu, de ses sœurs, et de l’Eglise. Elle accueillit avec humilité et discrétion les manifestations surnaturelles qui lui furent accordées de l’amour de Dieu.

Elle mourut le 30 mai 1897, à l’âge de 19 ans. Dès sa mort, elle se manifesta à de nombreuses personnes par des parfums. On la nomma « la Sainte aux parfums ». La réputation de sa sainteté se répandit dans le monde entier. Elle fut canonisée en 2007. Sœur Marie-Céline, qui connut la misère, l’exclusion, le handicap et la souffrance jusqu’à sa mort, est un modèle pour tous ceux qui souffrent de maladie, handicap physique, pauvreté et exclusion sociale de nos jours. Elle qui écrivait avant de mourir à sa sœur:

« Je meurs sans regrets et je te donne rendez-vous au ciel… Là haut, je n’oublierai personne ».


13 juin

Saint Antoine de Padoue 
Frère mineur, docteur de l’Église (1231)

Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d’Assise s’appelait en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra où il fut ordonné prêtre. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d’Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d’y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe. 
En 1221, il est à Assise au chapitre de l’Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé ‘au pied levé’ un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l’envoient prêcher plutôt que de balayer. Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C’est aussi dans cette ville qu’il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l’Italie du Nord. 
La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231. C’est là qu’il meurt d’épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue. Il est « Docteur de l’Église », mais la piété populaire préfère en lui l’intercesseur efficace.
Il a été nommé saint patron du Portugal en 1934 par le pape Pie XI.

4 juillet

Sainte Elisabeth du Portugal
1271-1336

Fille du roi Pierre d’Aragon, elle épousa à douze ans le roi Denys du Portugal qui régna trente-six ans, laissant le souvenir d’un bon souverain et d’un trouvère talentueux et célèbre. Trouvant sa consolation dans l’amour divin, sainte Elisabeth ne tint jamais rigueur à son mari d’avoir des maîtresses. Elle éleva leurs enfants comme si c’était les siens. Elle resta une épouse discrète et attentive et fut une reine excellente, ne sortant de l’ombre que lorsque son mari le désirait. Elle s’efforçait de le faire aimer de ses sujets. Par deux fois, elle le réconcilia avec son fils Alphonse qui avait pris les armes contre son père. Dès que Denys fut mort, elle entra chez les clarisses de Coïmbra, au centre du Portugal.
….En écoutant la vie de Sainte Élisabeth de Portugal, nous pouvons trouver de quoi raviver notre espérance. Certes la ‘culture’ de ce temps n’est pas celle d’aujourd’hui, les contraintes sont différentes heureusement, mais il y en d’autres!…
Elle fut admirable pour apaiser les discordes entre les rois et pour sa charité envers les pauvres. Après la mort de son mari, le roi Denis, elle revêtit l’habit de sainte Claire et vécut à Coïmbre auprès du couvent des Tertiaires franciscaines qu’elle avait fait construire. Au cours d’un voyage entrepris, en 1336, pour essayer de réconcilier son fils et son petit-fils, à Estremoz elle s’en alla vers le Seigneur.


15 juillet

Saint Bonaventure 
évêque et docteur de l’Eglise, Franciscain
1217-1218 – 1274

Il naît de Giovanni da Fidanza et de Maria Ritella. Baptisé Giovanni à sa naissance, il prend par la suite le nom de « Bonaventure ». Nous ne savons rien de sa jeunesse, ni des raisons de son changement de nom. Selon une tradition du XVe siècle, le jeune Giovanni, gravement malade, aurait été apporté à François d’Assise, lequel se serait écrié en le voyant : « O buona ventura! » (« quelle chance ! »).

Son père, médecin, l’envoie étudier les arts à la Sorbonne en 1236. Il rejoint l’Ordre des frères mineurs en 1243. Il entreprend les études de théologie sous la houlette d’Alexandre de Hales, grand théologien devenu franciscain, puis d’Eudes Rigaud2. En 1248, Bonaventure obtient sa licence, ce qui l’autorise à enseigner à son tour à l’Université. En 1256, l’animosité montante des universitaires à l’égard des ordres mendiants l’oblige à quitter son poste. Après la condamnation de Guillaume de Saint-Amour, principal adversaire des Mendiants, Bonaventure reçoit son doctorat en 1257, en même temps que Thomas d’Aquin.

La même année, et malgré son jeune âge, Bonaventure avait été élu ministre général de son ordre, en succession de Jean de Parme. Il se trouve confronté à la querelle entre Spirituels et Conventuels, c’est-à-dire entre partisans de la pauvreté absolue et partisans d’une évolution de l’ordre, en particulier vers l’enseignement. Bonaventure condamne les Spirituels, en particulier les joachimistes, artisans des thèses de Joachim de Flore. Lors du chapitre général de Narbonne, il fait réviser les constitutions de l’ordre. Il s’attelle ensuite à une biographie de François d’Assise, qu’il présente en 1263 au chapitre général de Pise. À cette occasion, il redessine la carte des provinces de l’ordre. Il prescrit également la sonnerie des cloches à la tombée de la nuit, en l’honneur de l’Annonciation — pratique qui préfigure la prière de l’Angélus. (tiré de Wikipedia)

Cardinal, évêque d’Albano, il meurt durant le Concile de LYon après avoir travaillé à l’union entre Grecs et Latins.

De sa doctrine spirituelle, on peut dire que l’amour y a toujours le dernier mot.

Dans « l’Itinéraire de l’âme à Dieu », Bonaventure décrit ainsi le plus haut degré de la contemplation

« C’est cette faveur secrète que nul ne connaît s’il ne la reçoit et que nul ne reçoit s’il ne la désire, et que nul ne désire si ce n’est celui qui est enflammé jusqu’au fond des entrailles par le feu du Saint-Esprit, que Jésus-Christ a porté sur cette terre ».


21 juillet

Saint Laurent de Brindisi 
prêtre et docteur de l’Eglise, Capucin
1559-1619

Fils de Guillaume Rossi et d’Élisabeth Mazella, Laurent naquit le 22 juillet 1559 à Brindisi, et fut prénommé Jules César.

Tout jeune, on racontait qu’il prêchait devant le portail de la cathédrale de la ville. Sa vocation précoce l’aurait amenée, à la mort de son père, à demander à sa mère l’autorisation d’intégrer les Capucins, ordre vers lequel il s’était senti attiré. Après le décès de sa mère, Laurent se rendit à Venise chez un oncle prêtre, et l’année suivante, alors qu’il avait juste 16 ans, il entra chez les capucins de Vérone. Et c’est à partir de là qu’il exerça pendant plus de quarante ans une fructueuse activité apostolique.

Le 24 mars 1576, Laurent de Brindisi, âgé de 19 ans, prononça ses vœux, en prenant le nom de Laurent, en souvenir du diacre martyr homonyme, Laurent de Rome. Il partit alors étudier à Padoue les sciences sacrées, exégèse, patrologie, théologie. Il devint aussi polyglotte, parlant couramment sept langes (latin, grec, syriaque, hébreu, italien, allemand, français). Il discutait volontiers avec les Juifs, et jouissait d’une mémoire fantastique. Laurent fut ordonné prêtre le 18 décembre 1582 et assuma de nombreuses charges chez les Capucins : définiteur général, ministre provincial, ministre général, etc…

Parallèlement à ses activités apostoliques et ses charges religieuses, Laurent de Brindisi eut une intense activité diplomatique : le Pape l’envoie en Autriche, en Allemagne, il ira aussi à Madrid, au Portugal pour ces missions diplomatiques.

Citation de saint Laurent de Brindes, tirée d’un de ses 800 sermons

« Le silence, déclare le Prophète Royal, est louange à Dieu : « Avec confiance, ô Dieu ! on te louera dans Sion. » (Psaume 64, 1), mais en Hébreu, nous avons : « Dans le silence, ô Dieu ! on te louera dans Sion. » En effet, comme rien de ce que l’on peut dire ne saurait constituer une louange adéquate, il est préférable de s’émerveiller en silence devant le divin plutôt que de bafouiller des mots pauvres et inadaptés. »

24 juillet

Bienheureuse Louise de Savoie, religieuse, Clarisse
1462-1503

Louise est une fille du bienheureux Amédée IX de Savoie et de Yolande de France, et la nièce de Louis XI. Elle désire devenir religieuse. Sous l’influence de la cour de France, elle épouse Hugues de Chalon, fils de Louis de Chalon, prince d’Orange, le 24 août 1479. Louis XI l’emmène jusqu’à Dijon. Elle vit chrétiennement avec son mari dans leur propriété du Jura, avec un soin particulier pour les pauvres, pour lesquels elle file la laine.

Devenue veuve en 1490, sous les conseils du père Perrin, Louise de Savoie entre au couvent de Sainte-Claire d’Orbe, dans le pays de Vaud. Selon Catherine de Saulx, elle y mène une vie religieuse exemplaire. Elle écrit des méditations et un traité monastique, qui n’ont pas été conservés. Elle est souvent malade, et meurt en 1503.


2 août

 Sainte Marie des anges de la Portioncule

François se fixa à la « Portioncule » à cause de son amour pour la Mère du Christ. Il aima toujours cet endroit, cette « petite portion », plus que tout autre au monde. Il voulut y mourir. Pour lui, cette église réparée de ses mains, évoque la découverte de sa vocation : vivre et annoncer l’évangile ; la fondation des Frères Mineurs, comme le départ de saite Claire sur la route de la Pauvreté ; le lieu idéal enfin pour un chapitre.

Salut, Dame sainte, Reine très sainte,
Mère de Dieu, ô Marie,
verge qui es faite église,
choisie par le très saint Père du ciel,
consacrée par lui comme un temple
avec son Bien-aimé Fils et l’Esprit Paraclet !
(salutations de François à la Vierge Marie)

En 1216, à la suite d’une vision, François demanda au nouveau pape, Honorius III, d’accorder une remise plénière des péchés pour les plus pauvres qui viendraient prier à la Portioncule. Celui-ci lui accorda, contre l’avis de la Curie, que soit désormais donnée gratuitement cette indulgence plénière un seul jour de l’année. Le 2 août est ainsi fêté le « Grand pardon d’Assise » et de nombreux pèlerins s’y rendent chaque année.

4 août

 Saint Jean Marie Vianney
prêtre, IIIe Ordre
1786-1859

Le « curé d’Ars » a été tertiaire franciscain. Saint François joua un très grand rôle dans sa vie ; il pensa même à entrer chez les Capucins de Lyon, mais le Père Léonard de Port-Maurice lui conseilla de rester dans sa paroisse et d’entrer dnas le Tiers-Ordre franciscain, ce qu’il fit en 1847 : l’année suivante, une fraternité fut établie à Ars et il recommandait aux curés voisins d’en faire autant.

catéchisme sur la prière du curé d’Ars :

L’homme a une belle fonction, celle de prier et d’aimer. Vous priez, vous aimez : voilà le bonheur de l’homme sur la terre ! La prière n’est autre qu’une union avec Dieu… Dans cette union intime, Dieu et l’âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble ; on ne pleut plus les séparer. »

11 août

Sainte Claire
vierge, fondatrice du IIème ordre
1193-1253

Née à Assise, en 1193, Claire faisait partie de l’aristocratie. Elle s’opposa catégoriquement au mariage que ses parents voulaient lui faire contracter. Impressionnée par la conversion de François d’Assise, elle allait écouter sa prédication et eut avec lui plusieurs entretient qui l’amenèrent à s’engager dans la vie évangélique à la manière de François. Aux Rameaux 1212, elle s’enfuit de chez elle pour rejoindre françois et ses frères à Notre Dame des Anges de la Portioncule.

Après deux courts séjours chez des bénédictines, en tant que « servante, elle est conduite par François à la petite église de Saint-Damien. Ici, la communauté s’agrandit rapidement. On appelait les soeurs les « Pauvres Dames », à cause du privilège accordé par le pape de n’avoir ni propriétés, ni rentes, comme les Frères Mineurs. Claire appelle les soeurs « Soeurs Pauvres ». Toute sa vie Claire dut lutter pour que ce privilège soit inscrit dans sa Règle et que le lien avec les Frères Mineurs soit maintenu.

Claire fut une abbesse pleine de douceur et d’affection pour chacune de ses soeurs. Dans sa « Forme de Vie », elle insite beaucoup sur l’unité mutuelle des soeurs, et pour que les décisions qui concernent la vie de la communauté soient prises par toutes les soeurs…. Sa vie spirituelle est marquée par un amour vif et ardent pour le Christ pauvre (depuis la crèche jusqu’à la croix) et sa Mère, Marie. Elle est également marquée par une grande joie à louer et remercier Dieu pour tous ses bienfaits.

Quatrième Lettre de sainte Claire à Agnès de Prague
« Heureuse celle à qui il est donné de prendre part à ce banquet sacré pour s’attacher de toutes les fibres de son coeur à Celui (Jésus) dont les anges admirent sans cesse la beauté, dont l’affection touche, dont la bienveillance comble…; puisqu’il est la splendeur de la gloire éternelle, l’éclat de la lumière éternelle et le miroir sans tache. » En savoir plus

14 août

Maximilien Kolbe 
prêtre et martyr, Frère Mineur
1894-1941
Né en Pologne (Zdunska-Wola), en 1894, Raymond Kolbe entra chez les Conventuels de Lwow en 1910 sous le nom de Maximilien. Il pousuivit ses études à Rome et fonda, en 1917, avec quelques confrères la « Milice de l’Immaculée », mouvement marial, au service de l’Eglise et du monde. A partir de 1918, il enseigne au couvent de Cracovie.

Théologien, mystique et apôtre, Maximilien a trouvé l’unité de sa vie dans son culte chevaleresque pour l’Immaculée, qui se concrétise dans le don de soi. Il fonde un centre de vie religieuse et apostolique appelé « La Cité de l’Immaculée ». il se rend au Japon et fonde à Nagasaki une seconde Cité. Mais il est déporté en Allemagne en 1939, libéré, puis de nouveau arrêté en 1941 et déporté à Auschwitz. C’est là qu’il s’offrit à la place d’un père de famille condamné avec neuf autres prisonniers, à être enfermé dans un bunker pour y mourir de faim ; il est mort le dernier, encourageant ses frères de misère…

« Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses frères. »

25 août

Saint Louis,
roi de France, Patron du 3ème Ordre
1214 – 1270 

Louis IX est né à Possy, en 1214 et épousa marguerite de Provence. Il rétablit l’ordre dans son royaume et partit pour la croisade de 1248 à 1254. Malgré les occupations de sa charge, il menait une vie quasi monastique, rythmée par l’Office et de longs temps de prière, de jour comme de nuit, même au cours de ses voyages ; sa piété s’unissait à une grande austérité de vie et aux oeuvres de miséricorde. Il portait un amour particulier aux religieux, surtout aux ordres mendiants et il nourrissait le projet d’entrer dans un de ces Ordres après la majorité de son fils héritier.

Il fut peut-être membre du Tiers Ordre franciscain. En 1270, Louis organise une nouvelle croisade et débarque à Carthage, où la peste décima son armée ; le roi fut atteint à son tour et mourut le 25 août, sous les murs de Tunis.

Enseignements de saint Louis à son fils aîné :

Cher fils, je t’enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir. Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir…. Cher fils, je t’enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Eglise, et quand tu seras à l’église, garde-toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l’oraison pendant que le corps de Notre Seigneur Jésus Christ sera présent à le messe, et puis aussi pendant un petit moment avant.

9 septembre

Bienheureux Frédéric Ozanam 1813 – 1853 

Homme d’une érudition et d’une piété remarquables, il mit sa science éminente au service de la défense et de la propagation de la foi, montra aux pauvres une charité assidue dans la Société de Saint-Vincent de Paul et, père exemplaire, fit de sa famille une église domestique. Son père était médecin à Milan et ancien officier de cavalerie dans les armées napoléoniennes. En 1815, quand la ville repassa sous domination autrichienne, la famille Ozanam rentra en France, où Frédéric fit ses études de droit. C’est alors que ses opinions politiques se dirigèrent vers le républicanisme, car il fut très marqué par la révolte des ouvriers tisserands, les Canuts à Lyon. Sa vie s’orienta vers l’aide aux plus démunis. Il décida, en avril 1833, avec des amis parisiens de fonder une petite société vouée au soulagement des pauvres, qui prit le nom de Conférence de la charité. La conférence se plaça sous le patronage de saint Vincent de Paul. Il fut alors aidé dans sa tâche par la bienheureuse Rosalie Rendu, des Filles de la Charité. En 1839, il obtint son doctorat ès lettres, puis l’agrégation pour devenir professeur de littérature comparée à la Sorbonne. Il s’engagea également en politique, se présentant, sans succès, aux élections législatives de 1848. En 1841, il se maria. Peu après, il fut atteint par la maladie et mourut à Marseille en 1853

Frédéric Ozanam est affilié à l’Ordre Séculier de saint François, à la suite d’une lettre qu’il reçut du Ministre Général peu de temps avant sa mort et dont il parla lui-même avec fierté : « Le Père Général me met au nombre des bienfaiteurs de la famille franciscaine et m’associe aux mérites des Frères Mineurs qui travaillent et prient pour tout le monde ; ce n’est pas le moins touchant de mes titres. »

De la correspondance de Frédéric Ozanam

« La question qui agite aujourd’hui le monde autour de nous n’est ni une question de personnes, ni une question de formes politiques, c’est une question sociale. C’est de savoir qui l’emportera de l’esprit d’égoïsme ou de l’esprit de sacrifice ; si la société ne sera qu’une grande exploitation au profit des plus forts ou une consécration de chacun au service de tous. Il y a beaucoup d’hommes qui ont trop et qui veulent avoir encore ; il y en a beaucoup plus d’autres qui n’ont rien et qui veulent prendre si on ne leur donne rien. Entre ces deux classes d’hommes, une lutte se prépare et elle menace d’être terrible : d’un côté la puissance de l’or, de l’autre la puissance du désespoir ».

17 septembre

Fête des Stigmates de St François
En 1224, deux ans avant sa mort, saint François s’était retiré dans la Toscane avec cinq de ses Frères, sur le mont Alverne. C’était aux environs de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, François priait les bras étendus dans l’attente de l’aube, agenouillé devant sa cellule.
Tandis qu’il contemplait avec grand recueillement les souffrances du Sauveur, voici qu’il vit descendre du ciel un séraphin sous la forme d’un homme crucifié, attaché à une croix. Cet esprit céleste portait six ailes de feu dont deux s’élevaient au-dessus de sa tête, deux s’étendaient horizontalement, tandis que deux autres se déployaient pour voler et les deux dernières recouvraient tout le corps. Devant cet étrange spectacle, l’âme de François éprouva une joie mêlée de douleur. Le séraphin s’approcha de lui et cinq rayons de lumière et de feu jaillirent des cinq plaies de l’ange crucifié pour venir frapper le côté, les deux mains et les deux pieds du Saint, y imprimant pour toujours la trace des sacrés stigmates de Notre-Seigneur.

Lire la suite

23 septembre

Saint Pio de Pietrelcina, prêtre, Capucin,  dit « Padre Pio » 
1887-1968


La vie du Padre Pio a été marquée par les stigmates dont il fut imprégné pendant 50 ans à partir du 20 septembre 1918 au couvent des frères capucins de San Giovanni Rotondo. Les foules furent attirés par sa célébration fervente de l’Eucharistie et par son accompagnement spirituel dans le sacrement de la réconciliation. Il a fondé de nombreux groupes de prière et favorisé la construction d’un grand hôpital pour le soulagement de la souffrance. Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II en septembre 1999.

Le jour anniversaire de ses stigmates,, Padre Pio s’exclame :

« Cinquante ans de vie religieuse, cinquante ans cloué à la croix, cinquante ans de feu dévorant pour toi, Seigneur, pour les êtres que tu as rachetés.

4 octobre

Saint François 
En 1226, au milieu de très grandes souffrances, « nu, sur la terre nue », il accueille « notre sœur la mort corporelle. » En savoir plus

17 novembre

Sainte Élisabeth de Hongrie, patronne de la Fraternité séculière
1207-1231
elisabeth-hongrie-01Epouse de Louis IV de Thuringe. Les deux époux ont vécu 6 années de bonheur, dans l’idéal franciscain. Puis, après le décès de son époux, Elisabeth a vécu une vie de pauvreté dans le service des plus déshérités.

Élisabeth, née en 1207, fille d’André, roi de Hongrie, commença dès son enfance à craindre Dieu ; croissant en âge, elle croissait aussi en piété. Ayant été mariée à Louis, Landgrave de Hesse et de Thuringe, elle ne mit pas moins de zèle à remplir ses devoirs envers Dieu, que ses devoirs envers son mari. Se levant la nuit, elle vaquait longuement à l’oraison ; elle s’appliquait à diverses œuvres de charité, se dépensant au service des veuves, des orphelins, des malades, des indigents ; on la vit, durant une famine cruelle, distribuer libéralement le blé de sa maison. Elle donnait asile aux lépreux, leur baisait les mains et les pieds, et fit construire un grand hôpital, destiné à soigner et à nourrir les pauvres.

A la mort de son époux, voulant servir Dieu avec plus de liberté, Élisabeth déposa toutes les parures du siècle, se revêtit d’une robe grossière et entra dans l’Ordre des Pénitents de saint François, où elle se fit particulièrement remarquer par les vertus de patience et d’humilité. Car, dépouillée de tous ses biens, chassée de son propre palais, délaissée de tout le monde, elle supporta avec un courage invincible, les injures, les sarcasmes et les médisances. Elle meurt le 17 novembre 1231.

Dieu qui as donné à sainte Élisabeth de Hongrie de reconnaître et de vénérer le Christ dans les pauvres, accorde-nous de servir avec une inépuisable charité ceux qui sont dans le besoin et l’affliction. (oraison de la fête de sainte Élisabeth de Hongrie) Découvrez l’article de Chantal Auvray Arbre 302


19 novembre

Sainte Agnès d’Assise
1197-1253

Née à Assise en 1197, Catherine rejoignit sa sœur Claire au monastère bénédictin de Saint-Ange de Panso près d’Assise, le 4 avril 1212, pour vivre elle aussi sous la conduite de François d’Assise. Elle résista courageusement à sa famille qui voulait l’arracher de ce monastère ; c’est à la suite de cette lutte que François lui donna le nom d’Agnès, en souvenir de la jeune martyre qui résista à ses bourreaux. Peu après avec l’autorisation de l’Evêque Guido, François installe les deux sœurs à Saint-Damien. En 1219, Agnès est nommée, à Florence, abbesse d’un monastère de Bénédictines rattachées à la Règle de Saint-Damien. La séparation fut pénible pour Agnès, mais elle s’en remet à Dieu et poursuit sa tâche sans défaillir ; elle établira plus tard la vie franciscaine dans deux autres monastères, à Mantoue et à Venise.

Lorsqu’elle appris que la fin de Claire était proche, elle revint à Assise pour l’assister. Trois mois plus tard, le 16 novembre 1253 elle rejoignait sa sœur dans la vie éternelle. Son corps fut inhumé à saint Damien et transféré dans la basilique sainte Claire en 1260. Le Pape Benoît XIV autorisa son culte en 1751.

(extrait d’une lettre d’Agnès à sa sœur Claire : Agnès a été envoyée au monastère de Florence et pense ne jamais revoir Claire, mais elle revint à Assise au moment de la fin de Claire)

« Me voilà séparée corporellement de vous et de mes sœurs, avec qui je me croyais unie à la vie et à la mort en ce monde. Mais je vois bien que je me suis trompée. O mes excellentes sœurs, aidez-moi, je vous prie, par vos pieuses prières. O très douce mère et dame, que vous dire, puisque vous, mes sœurs, je n’es père plus vous revoir corporellement ? »